Caro : Ze retour en France

Pas moins de 48 heures de voyage, 4 décollages et 4 atterrissages, de Fortaleza à Paris en passant par Salvador de Bahia, Victoria et Sao Paulo… Il est 8h10 du matin, on est le 21 août et il pleut à Paris ! C’est pas grave, un accueil chaleureux me fait vite oublier la grisaille parisienne.
Je suis dans l’euphorie des retrouvailles.

Que c’est bon de rentrer chez soi, de poser son sac, de dormir dans un vrai lit, de retrouver famille et amis…!!!
Sauf que, impossible de me poser ! Le marathon continue pour moi et c’est un vrai tour de France qui m’attend pour retrouver mes proches et célébrer avec eux Ze retour.

Mais que c’est bon quand même de rentrer au pays, de faire le plein d’affection, d’apprécier avec les siens les plaisirs de la table française, et de profiter des derniers rayons du soleil chez mes parents dans la Drôme avant le grand Ze retour parisien !

Derniers moments, dernières pensées, dernière soirée…

Vu mon état de fatigue avancée, je décide de renoncer à Salvador de Bahia, pour poser mon sac à Jéri jusqu’à l‘ultime moment où je serais obligée de rejoindre Sao Paulo pour prendre mon vol retour direction Paris.
Après une dernière balade le long de la côte avec la dream team, je fais mes adieux à François, Steph, Guillaume, Marie Sol et Rodrigo, qui s’en vont pour de nouvelles aventures.

Quant à moi, loin de me retrouver seule, je savoure mes derniers jours de TDM avec mes z’amis de Jericoacoara.
Accueillie comme une princesse par Erwan et entourée par Delphine, Riba et leurs amis, je me relâche complètement entre plage et séances de bronzette au bord de la piscine, coucher de soleil sur la dune de Jeri, barbecue de poisson et langouste à La Villa ou soirée Fejoada, apéro qui n’en finissent pas, full moon party et caipi !
J’ai enfin l’impression d’être en vacances !!!

Je réalise pleinement que la fin de mon TDM approche à grands pas, et mes yeux pétillent à l’idée de vous retrouver bientôt. Je ressens une grande fatigue, tant morale que physique… mais un bonheur immense d’être arrivée au bout de mon voyage et d’avoir réalisé Ze rêve. Lorsque je ferme les yeux, toutes les images de mon TDM défilent dans ma tête, et je comprends que je viens de vivre 11 mois intenses. Alors certes je suis crevée, mais j’ai emmagasiné suffisamment de belles énergies pour affronter mon retour avec sérénité, et me lancer dans un nouveau projet !

Une semaine à Jeri s’écoule ainsi et me voilà à J-1 du retour. J’oublie vite la session de kitesurf catastrophique à laquelle j’ai succombé, car Delphine et Riba m’offrent une dernière soirée qui vient boucler mon TDM en beauté.
Une balade nocturne à cheval pour aller admirer le lever de lune sur une dune a quelques kilomètres de Jeri, tout en sirotant une dernière caipirinha avec des gens super sympas.
Une expérience magique, un moment hors du temps, une dernière soirée sublime que je ne suis pas prête d’oublier.

Riba, Delphine et Vini leur fils

Arrivée sur la dune au clair de lune… Les barmen de La Villa préparent l´apéro…

Merci à vous tous d’avoir partagé ces derniers instants de TDM avec moi et au plaisir de vous revoir à Paris, à Jeri ou ailleurs autour d’une caipi !

Caro, en direct de l´aéroport de Fortaleza, à J-1 du grand retour !

Jericoacoara : Ze retour

Jericoacoara…
Pas question que je quitte le Brésil sans revenir dans mon petit paradis brésilien.
C’est donc avec l’équipe de choc du désert que je poursuis ma route. A plusieurs c’est plus facile de négocier la location d’un 4×4 avec chauffeur.

On longe la côte du nordeste brésilien pendant 2 jours. On passe une nuit à Paraiba, et on fait une halte a Tatajuba, le dernier petit village avant Jeri. Je repense à ma Josette avec qui je suis déjà venue ici, apprécier le cul dans l’eau, les délicieuses langoustes grillées qu’on nous sert au bord du lagon.

Je me sens déjà chez moi… Il ne reste qu’à traverser le bras de mer pour rejoindre Ze spot. Mes compagnons de voyage sont impressionnés de voir comment 2 brésiliens parviennent à nous transporter à la force de leurs bras, d’un bout à l’autre de la rive : le 4×4, nous 6, le chauffeur, tous les bagages, le tout monté sur un simple radeau. Y’a rien à dire, ces brésiliens sont vraiment des champions !!!

Puis enfin j’aperçois les premières ailes de kite qui se dessinent dans les rayons du soleil devant la dune de Jeri ! Youpi, ce soir c’est la fête. Je paye ma tournée de caipirinha au coucher du soleil ! Je suis trop contente de présenter mon petit paradis à mes nouveaux amis…

Mais bon François, Steph et Guillaume se déchaînent sur les cocktails, Marie-Sol mine de rien ne se dégonfle pas, et Rodrigo, quant a lui va nous chercher des brochettes de fromage fondue et de poulet grillé. Moi, j’essaye tant bien que mal de suivre le rythme, mais après la 3ème caipirinha, je perd tout contrôle. Résultat : Je n’irai pas danser le Forro avec eux. Ils me ramènent dans ma chambre et s’amusent à prendre Ze cliché de mon retour à Jeri.

Mais la vérité c’est que je les supsonne d’avoir mis un somniphère dans mon verre pour se débarasser de moi. Je suis trop connue a Jeri et risquerais de répandre leur réputation de beaux parleurs trop vite !

Parc National dos Lençois Maranhenses : Ze trek de malade !

C’est à Barareinhas, aux pieds du Parc National dos Lençois que je quitte Flo, pour m’embraquer dans un treck de 2 jours dans le désert avec une équipe de real backpakers. J’ai nommé François et Steph les boulets suisses, et Guillaume, un cousin éloigné de Rambo, accompagné de sa charmante femme mexicaine Marie Sol et de leur fils Rodrigo.

Lorsque notre guide nous conduit à l’entrée du parc au petit matin, voilà le paysage qui s’offre à nous…!

Au bout de quelques heures toutes les articulations, des hanches aux orteils en passant par les mollets et les chevilles, nous font déjà mal. J’ai des courbatures dans les doigts de pieds et je crains les crampes ! Quant au sable chaud sous la plante des pieds, il nous brûle et nous laisse présager de futures ampoules.

Heureusement que l’on peut se rafraîchir dans les lagons.

On est tous émerveillés par cette immensité et épatés de voir que dans ce grand désert, faune et flore font partie du décor.

Après 25 kms et 8h30 de marche, on est rincés. On plante le camp dans une oasis où est installée une petite famille qui nous héberge et nous sert le seul repas de la journée.

Au réveil le lendemain, on se déplace difficilement tellement la douleur dans les mollets et les pieds est intense. L’équipe de choc fait peine à voire… Maintenant va falloir faire marcher le mental car on a plus de jambes et qu’il nous faut parcourir au moins la même distance.

Après avoir traversé quelques dunes au lever du soleil, on rejoint enfin la plage. Mais on n’est pas au bout de notre peine car on va devoir la longer de longues heures. Le groupe s’éparpille. Steph, montre en main comme tout bon suisse, est déjà loin devant. Moi je suis de près François, qui marche comme Lucky Luke, les jambes arquées pour soulager son entrejambe irritée… Je suis hilare de fatigue. Le cousin de Rambo loin derrière se croit dans Kho Lantha. Il ramasse les crabes sur la plage et les mange vivants, pendant que sa femme Marie Sol rampe dans le sable, et que son fils Rodrigo, après être passé à deux doigts de l’insolation, se fait traîner par notre guide Marcelio.

On arrive tous vivants malgré tout. 16h30 de marche en 2 jours, des courbatures et des ampoules, mais de bons souvenirs et de bonnes parties de rigolade.
Quel bonheur de trinquer tous ensemble à notre exploit. La caipiriha coule à flot dans la lanchonete d’Atins, le village où l’on passera une nuit presque réparatrice avant de partir en 4×4 pour Jericoacoara !

Guarana antartica : Ze casting !

Vous connaissez le Guarana ?
Ze boisson brésilienne, après la bière et la cachaça bien sûr. C’est un peu leur coca cola à eux, mais bien meilleur pour la santé. Boisson gazeuse faite à partir du fruit d’un arbre amazonien et connue pour ses propriétés énergisantes.
Bref, comme avec Flo, on est super énergiques, on a été sélectionnées pour tourner la prochaine pub du Guarana antartica.
Voici quelques clichés de la première séance shooting avec la prod brésilienne…

Et Ze clip´du casting !

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Sao Luis, le marathon continue

Une nuit dans un lit confortable, c’est suffisant ! Nous on est des « real backpakers » et on a déjà rechargé les batteries pour la suite de notre marathon brésilien.
On prend donc un bus de nuit pour aller à Sao Louis. Chronomètre en main, on débarque au petit matin, on dépose nos sacs chez notre nouvelle hôte, puis on part à la visite du quartier historique, et on termine la journée par un apéro caipirinha guacamole avec Mac Laine et une autre couchsurfeuse qu’elle accueille aussi chez elle.

Encore une chouette rencontre. Mac Laine, tout comme la plupart des brésiliens, a un vrai sens de l’accueil. Elle facilite toutes nos démarches pour organiser la suite de notre périple en un temps record, et pour le plus grand bonheur de Flo, elle parle français car elle a vécu 7 ans en Suisse.

On passe une très chouette soirée avec elle, l’apéro se poursuit jusqu’à 2 heures du mat, et on regrette déjà de devoir quitter Mac Laine si vite, mais il ne reste que 3 jours de vacances à Flo et il n’est pas question qu’elle rentre en France sans avoir vu le parc national dos Lençois Maranhenses. Sao Luis ne sera donc qu´une étape éclair de notre marathon !

Merci Mac Laine pour ton superbe accueil.

Chez Jessica et Maria à Belem

Quel bonheur de dormir dans un vrai lit et d’être accueillies comme des reines en plein cœur de Belem.
Grâce à couchsurfing, on vit encore une expérience incroyable, en partageant le quotidien de Jessica et sa maman Maria, qui nous accueillent 2 jours durant chez elles.

Elles nous font visiter la ville, nous font goûter la cuisine locale, nous donnent leur vision du Brésil, et des problèmes liés aux communautés indigènes d’Amazonie.

On passe des heures à discuter, à échanger sur les voyages, le monde et les différences culturelles. Jessica est passionnante, et Maria, pleine d’énergie, nous épate par son ouverture d’esprit.

Bref, une rencontre merveilleuse qu’on n’est pas prêtes d’oublier avec Flo. Maria et Jessica, on vous aime !

Hamac party : 2ème manche

Embarquement immédiat ! Voici le bateau pour Belem.

 

C’est sur le Rio Amazonas que nous naviguons maintenant. Le fleuve est moins large qu’entre Manaus et Santarem, et l’on apprécie de pouvoir observer scènes de vie et visages d’Amazonie.

A notre passage, des enfants se dirigent en pirogue vers notre bateau et nous font des signes… On ne comprend pas bien pourquoi, puis on s’aperçoit que le personnel de notre équipage leur jette des sacs en plastique remplis de nourriture et de vêtements.
Alors même si la nature est ici très généreuse, on réalise combien ces gens doivent être isolés, en plein milieu de l’Amazonie…

 

Certains enfants plus téméraires s’accrochent même à notre bateau comme des pirates à l’abordage, pour venir nous vendre des pommes, de l’açai ou des cœurs de palmiers.

On rencontre plein de gens sympas et Flo ne sait plus où donner de la tête entre tous ces hommes ! Je donne des cours de français à nos amis brésiliens, Flo devient championne en dominos, et l’on explose François le Suisse au concours de Sudoku.

 

Et quand la nuit tombe, c´est de nouveau hamac party !!!

Après 2 jours et 2 nuits à bord, on arrive enfin à Belem.

Açai, ze fruit d’Amazonie

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Moi mon préféré c’est l’Açai… On le trouve sur un arbre de la famille du palmier. On récupère ses petites graines sur une branche et on en extrait le jus.

On peut le manger plus ou moins liquide, y ajouter du sucre, du miel et des bananes, des graines de tapioca ou de la farine de manioc, ou le manger au naturel pour accompagner les poissons grillés.
C’est un fruit super énergétique qui a plein de vertues, et notamment excellent pour soigner les problèmes digestifs.

Moi, Z’adore ça !

Alter do Chao, le paradis des papillons

Entre le Rio Tapajos et le Lago Verde, Alter de Chao est un petit village paradisiaque situé à une heure de bus de Santarem. C’est donc l’endroit idéal pour se poser en attendant le prochain bateau qui nous emmènera dans 2 jours à Belem.
Depuis le petit village, on longe le fleuve tout en admirant le banc de sable qui forme en face de nous une jolie île de sable fin appelée « Ilha de Amor ». Puis soudain on est encerclées de milliers de papillons jaunes… C’est magique !

On passe devant des enfants qui s’amusent à sauter dans l’eau depuis des barques, ou qui lavent leur linge dans le fleuve.

Puis on part explorer en pirogue le Lago Verde, une lagune pittoresque qui nous plonge dans les « caraïbes de l’Amazonie ».

On se balade dans la jungle et on se paye un bain à la source du lagon… l’eau est pure et fraîche et nous laisse la peau toute douce…

Quant au coucher de soleil… il nous laisse sans voix.

On est sous le charme de ce petit coin d’Amazonie, et on resterait bien plus longtemps, mais le bateau pour Belem nous attend.